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Prévenir les chutes des personnes âgées à domicile : 10 gestes concrets

Prévention des chutes des personnes âgées à domicile : séjour lumineux au sol dégagé

La plupart des chutes à domicile ont des causes simples et corrigibles : tapis non fixés, sols glissants, éclairage insuffisant, escaliers sans appui et chaussage inadapté. Sécuriser un logement demande rarement de gros travaux. Dix gestes concrets — dégager les passages, fixer les tapis, éclairer les trajets de nuit, poser des barres d’appui, chausser des semelles antidérapantes — suffisent à réduire nettement le risque de glissade au quotidien.

Pourquoi les chutes à domicile sont-elles si fréquentes après 65 ans ?

Parce que le domicile est l’endroit où l’on passe le plus de temps, et celui où la vigilance baisse. Les repères sont connus, les gestes automatiques : on traverse le couloir sans allumer, on enjambe le tapis du salon depuis vingt ans.

Le phénomène est massif. Selon Santé publique France (bulletin publié le 12 mars 2026, données 2024), 174 824 hospitalisations et 20 148 décès en lien avec une chute ont été recensés chez les personnes de 65 ans et plus en France, soit une hausse respective de 20,5 % et 18 % par rapport à 2019.

Les facteurs se cumulent : diminution progressive de la force et de l’équilibre, baisse de la vue, effets de certains traitements, et un environnement pensé quand on avait trente ans de moins. On n’agit pas sur tout, mais l’environnement, lui, se corrige en un après-midi. Si des vertiges, des pertes d’équilibre ou plusieurs chutes se répètent, parlez-en à votre médecin : lui seul peut en chercher la cause.

Quels sont les 10 gestes concrets à mettre en place ?

Voici la liste à parcourir logement en main, dans l’ordre d’efficacité.

  • Dégager les passages : fils électriques le long des murs, cartons, paniers et corbeilles hors des zones de circulation.
  • Fixer ou retirer les tapis : ruban double face, sous-tapis antidérapant, ou suppression pure et simple des petits tapis de couloir.
  • Éclairer les trajets de nuit : veilleuse à détection entre la chambre et les toilettes, interrupteur accessible depuis le lit.
  • Sécuriser la salle de bains : tapis de douche ventouse, barre d’appui fixée dans le mur (pas une simple ventouse), siège de douche.
  • Poser une main courante des deux côtés de l’escalier et marquer la première et la dernière marche avec une bande contrastée.
  • Mettre le quotidien à hauteur : ce qui sert tous les jours entre la hanche et l’épaule, pour ne plus monter sur une chaise.
  • Choisir un chaussage antidérapant à l’intérieur, fermé au talon, plutôt que des chaussettes lisses ou des mules qui claquent.
  • Vérifier la vue chaque année et faire le point avec le médecin sur les traitements en cours, surtout après un changement d’ordonnance.
  • Bouger un peu chaque jour : marche, lever de chaise, ateliers équilibre proposés par les mutuelles et les communes.
  • Prévoir le pire : téléphone à portée, téléassistance, et un proche informé des habitudes de la journée.

Quelles pièces sécuriser en premier ?

Toutes ne se valent pas. Si vous ne devez en traiter que trois, commencez par celles-ci.

Pièce Risque principal Geste prioritaire
Salle de bains Sol mouillé, entrée et sortie de douche Barre d’appui vissée + tapis antidérapant
Escalier Marches mal vues, absence d’appui Main courante des deux côtés, nez de marche contrasté
Couloir et chambre Trajets de nuit dans le noir Veilleuse à détection de mouvement
Cuisine Objets en hauteur, sol glissant Descendre le quotidien à hauteur de main
Salon Tapis, fils, table basse Fixer les tapis, dégager le passage

Chaussettes, chaussons ou pieds nus : que porter à la maison ?

C’est le point le plus souvent négligé, et le moins coûteux à corriger. Une chaussette classique sur du parquet ciré ou du carrelage offre très peu d’adhérence, et les chaussons ouverts à l’arrière se perdent en marchant.

Le bon compromis : une semelle à picots antidérapants, un maintien correct au talon, et pas de couture dure sous le pied. Nos modèles pensés pour la maison sont réunis dans la sélection chaussettes antidérapantes maison et senior ; l’ensemble de la gamme antidérapantes couvre aussi les enfants et le sport.

Pour un proche aux pieds fragiles ou qui supporte mal la pression d’un bord élastique, regardez du côté des modèles sans élastique : le confort compte autant que l’adhérence, une chaussette qui gêne finit au fond du tiroir.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales causes de chute à domicile ?
Elles se répartissent entre l’environnement (tapis, fils, éclairage faible, escaliers sans appui, sols mouillés) et la personne (équilibre, vue, fatigue, effets de certains traitements). Les deux se combinent le plus souvent : un obstacle banal devient un piège quand l’équilibre est moins sûr.

Quelles pièces sécuriser en premier ?
La salle de bains et l’escalier, où les conséquences sont les plus lourdes, puis le trajet chambre-toilettes pour la nuit. Ces trois zones concentrent l’essentiel des situations à risque dans un logement.

Marcher en chaussettes est-il dangereux ?
Sur un parquet lisse ou un carrelage, une chaussette classique glisse beaucoup plus qu’un pied nu ou qu’une semelle adhérente. Ce n’est pas la chaussette en soi qui pose problème, mais l’absence d’adhérence : une version à picots antidérapants supprime cet inconvénient tout en gardant la chaleur.

Découvrez notre sélection : chaussettes antidérapantes maison et senior, pensées pour marcher chez soi en confiance.

Ces chaussettes sont des produits de confort et de bien-être : elles ne remplacent pas un dispositif médical ni un avis médical.